L’examen A1/A3 porte sur le contenu du cours et sur des chiffres voisins faciles à confondre. Ce guide propose une méthode de préparation, les erreurs à éviter, et un critère simple pour savoir si vous êtes prêt.
Ce que dit la loi
L’examen comprend 40 QCM, seuil de réussite 75 % (UAS.OPEN.020(4)(b)), 2 h maximum, 3 tentatives (DGTA, page A1/A3). La DGTA explique ce plafond : certains candidats présentaient l’examen à de nombreuses reprises sans se préparer, jusqu’à réussir. Aucune tentative supplémentaire n’est proposée pour le moment.
Pourquoi « le premier coup » compte
- Trois tentatives au maximum : chaque échec en consomme une.
- La DGTA ne publie pas de questions d’entraînement : le candidat voit les questions pour la première fois le jour J, sauf s’il s’est entraîné ailleurs.
- L’examen est gratuit ; un échec consomme une tentative, et on ignore si un renouvellement remet le compteur à zéro.
La méthode en quatre temps
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Lire le cours une première fois, en entier
Sans prendre de notes : le cours officiel (déc. 2025) compte neuf modules et une centaine de pages. L’objectif est de situer les notions. Repérez les tableaux : sous-catégories A1/A2/A3, classes C0 à C4, géozones VLL, assurance.
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Réviser module par module, avec des fiches
Un module, une fiche, des chiffres. Voici où se concentrent les pièges.
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S'entraîner en conditions d'examen
Quarante questions, deux heures, sans le cours. Notez chaque erreur, et retournez à la section du cours qui contient la réponse.
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Décider si vous êtes prêt
Appliquez le critère ci-dessous. Sinon, reprenez les modules faibles, puis un nouvel examen blanc.
Les neuf matières et leurs pièges
| Module | À retenir | Piège classique |
|---|---|---|
| 1. Sécurité aérienne | 120 m AGL, VLOS à l’œil nu, follow-me 50 m, 500 m d’écart d’un aéronef habité, distances A1/A2/A3 | 120 m ≠ 150 m ; AGL ≠ AMSL |
| 2. Espace aérien | géozones, Droneguide, VLL0 interdit, VLL1 autorisation, VLL2 notification, 150 ft AGL | 150 ft ≠ 150 m ; géovigilance ≠ geofencing |
| 3. Réglementation | 2019/947 (exploitation), 2019/945 (produit), classes, 14/16 ans, 5 ans | C1 : moins de 900 g, pas 1 kg ; legacy : avant le 01.01.2024 |
| 4. Performance humaine | alcool, fatigue, conscience situationnelle | « un verre » et 24 h sans alcool avant le vol |
| 5. Procédures | pré-vol, en vol, post-vol, urgences, METAR/TAF | RTH en terrain dégagé, atterrissage sur place en zone encombrée |
| 6. Connaissances UAS | Remote ID, classes, mode basse vitesse, batterie | DRI : C1, C2, C3 (pas C0 ni C4) |
| 7. Vie privée | RGPD, loi caméras, données personnelles | une plaque d’immatriculation est une donnée personnelle |
| 8. Assurance | RC sauf privé sous 900 g ; 785/2004 dès 20 kg | 900 g strict ; 20 kg, pas 25 kg |
| 9. Sûreté | usage intentionnel et malveillant, infrastructures critiques, spoofing et jamming | sûreté (intentionnel) ≠ sécurité (accidentel) ; en cas de suspicion de brouillage ou de piratage : atterrir immédiatement |
Les confusions qui coûtent des points
- 14 ou 16 ans. A1/A3 : 14 ans en Belgique. A2 : 16 ans.
- 120 m ou 150 m. 120 m = hauteur maximale. 150 m = distance aux zones habitées en A3.
- 250 g ou 900 g. 250 g : enregistrement. 900 g : assurance (usage privé) et seuil du C1.
- 30 m ou 5 m. A2 : 30 m ; 5 m seulement en mode basse vitesse (3 m/s).
- Impliquée ou non impliquée. Un haut-parleur ne rend pas une foule « impliquée ».
- Automatique ou autonome. Un vol automatique est permis ; le vol autonome est interdit en Open.
- Exploitant ou pilote. On enregistre l’exploitant, on certifie le pilote.
- Géovigilance ou geofencing. La première avertit, le second bloque : aucun ne décharge le pilote.
Plan de révision sur 14 jours
Ce plan est une proposition : il ne vient pas de la DGTA.
- J1-J2 : modules 1 et 2.
- J3-J4 : module 3 (le plus dense).
- J5 : modules 4 et 5.
- J6 : module 6.
- J7 : modules 7, 8 et 9.
- J8 : premier examen blanc complet de 40 questions en 2 h.
- J9-J10 : reprise des erreurs, relecture des pièges.
- J11 : deuxième examen blanc.
- J12-J13 : points faibles seulement.
- J14 : repos, puis examen.
Critère de préparation
Notre critère recommandé : au moins 85 % à vos trois derniers examens blancs et au moins 75 % dans chaque matière. Le seuil officiel est 75 % : la marge de 10 points absorbe le stress, les questions inattendues et la différence entre un entraînement et la vraie plateforme. Si vous êtes en dessous, ne lancez pas l’examen : une tentative ne se reprend pas.
Le jour J
- Choisissez un moment calme, avec une connexion stable et deux heures libres.
- Utilisez Chrome ou Firefox (recommandés par la DGTA). En cas de difficulté technique, changez de navigateur.
- Identifiant : votre numéro de pilote sans « BEL-RP » ; mot de passe reçu par e-mail.
- Lisez chaque question jusqu’au bout : « sauf », « toujours », « jamais » changent la réponse.
- Gérez le temps : 40 questions en 2 h, soit environ 3 minutes par question.
- Ne cherchez pas à tricher : un candidat pris en faute est mis en échec et peut se voir interdire tout examen pendant 12 mois.
Pour l’A2
Même logique, mais sans cours officiel ni questions d’exemple : seule la liste des sujets (météo, performances de vol, atténuation du risque au sol) existe. Révisez les sujets un par un, notamment METAR/TAF, batteries et règle 1:1. Voir le certificat A2.
Pièges fréquents
- Tenter l’examen pour « voir ». Une tentative sur trois.
- Réviser seulement les modules réputés faciles. Tous les modules font partie de l’examen.
- Apprendre des listes sans comprendre. Les questions changent de formulation.
- Se fier à une banque de questions étrangère. Les spécificités belges sont absentes.
- S’arrêter à 75 % en examen blanc. Vous n’avez alors aucune marge.