Selon son rapport annuel 2025, skeyes a enregistré 46 incidents impliquant des drones non autorisés près des aéroports et de zones sensibles, contre 8 l’année précédente. Environ la moitié se rattache à la vague de survols de novembre 2025.
Les faits
Le rapport annuel 2025 de skeyes (annoncé sur son site le 17 juillet 2026) a été relayé par la VRT le 10 août 2026. Il fait état de :
- 46 incidents de drones volant sans autorisation à proximité ou au-dessus d’aéroports et de zones sensibles en 2025, contre 8 en 2024. Le Brussels Times parle d’une hausse de 475 %.
- Environ la moitié directement attribuable à la vague de novembre, qui avait temporairement fermé Zaventem, Ostende et Liège. La situation s’est « normalisée à partir de décembre ».
- 1 903 incidents de sécurité au total en 2025, dont les collisions avec la faune (337) et les violations d’espace aérien (232) sont les plus fréquents.
Skeyes insiste sur l’absence de « raison de paniquer » : la hausse des chiffres traduit en partie une meilleure culture de déclaration.
Sur la vague elle-même, l’agence Anadolu rapporte que le Centre de crise national a reçu 558 signalements de drones suspects entre septembre 2025 et le 21 janvier 2026, dont 130 au-dessus de zones militaires et 66 au-dessus d’installations nucléaires. Le trafic a été suspendu neuf fois à Zaventem et à Liège (sept fois en novembre, deux en décembre). Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a déclaré que les services ne voyaient pas de danger imminent, mais des actes d’intimidation et de perturbation « probablement liés à un acteur étatique, en l’occurrence la Russie ». Il a reconnu que le total pouvait être gonflé. Le 9 novembre 2025, trois drones avaient été observés au-dessus de la centrale de Doel, sans impact sur son fonctionnement selon Engie (NOS).
Ces éléments sont des déclarations officielles ; l’origine des survols n’a pas été démontrée (voir l’article sur le plan anti-drones).
Ce que ça change pour vous
Aucune règle nouvelle. Mais ces chiffres expliquent la tolérance quasi nulle près des aéroports et des sites sensibles :
- Les géozones autour des aéroports, des bases militaires et des centrales nucléaires doivent être consultées sur Droneguide avant chaque vol.
- Un drone détecté près d’un aéroport peut déclencher une procédure aéroportuaire (voir l’incident de Brussels Airport en septembre 2026) et une enquête de police.
- Un vol en zone interdite expose à une sanction administrative ou pénale.
Ce qui n’est pas encore décidé
- L’identification de tous les auteurs des survols de 2025 : 26 enquêtes pour une quarantaine d’incidents étaient toujours ouvertes selon la VRT (avril 2026).
- La part des vols de loisir involontaires dans les 46 incidents : le rapport ne la détaille pas dans les articles lus.
Voir aussi : voler près d’un aéroport, sanctions et amendes, géozones.