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FPV

L'observateur FPV : rôle, position, communication

Pourquoi un observateur est obligatoire pour voler en lunettes FPV en catégorie Open, où il se place, ce qu'il fait, et ce qu'il ne peut pas faire.

Dernière vérification : 3 min

L'essentiel

  • L'observateur UA se tient à côté du pilote et observe le drone à l'œil nu : ni jumelles, ni caméra, ni écran.
  • Il garde le drone en vue directe et avertit immédiatement le pilote d'un obstacle ou d'un aéronef, par exemple pour lui faire atterrir le drone.
  • Il ne prolonge pas la portée : le vol hors de vue (BVLOS) reste interdit en catégorie Open.
  • Le pilote garde l'entière responsabilité du vol ; l'observateur n'est pas un second pilote.
  • Dans un club d'aéromodélisme, la seconde personne doit avoir le drone dans son champ de vision direct (AR du 8 novembre 2020, art. 17/4 §2).

Le vol FPV prive le pilote de sa vue directe sur le drone : ses yeux sont dans les lunettes. La réglementation compense ce risque par une seconde paire d’yeux, l’observateur.

Ce que dit la règle

  • Le FPV est autorisé en catégorie Open, si un observateur UA se tient à côté du pilote (cours A1/A3 DGTA, module 8.1).
  • L’observateur maintient le drone en vue directe sans aide, c’est-à-dire sans jumelles.
  • Il avertit le pilote, pour lui permettre de maintenir la séparation avec les obstacles et les autres aéronefs.
  • Le pilote reste responsable de tout le vol.

L’EASA donne la même règle et précise la position : les observateurs doivent être « situés à côté » du pilote pour pouvoir communiquer immédiatement quand ils voient un obstacle et donner des instructions, comme celle d’atterrir tout de suite.

L'observateur est à côté du pilote : sa voix doit être entendue tout de suite, et sa vue directe couvre le drone.

Le rôle, concrètement

  1. Avant le vol : briefer

  2. Pendant le vol : regarder le drone, pas l'écran

  3. En cas de problème : parler vite

  4. Après le vol : débriefer

Ce que l’observateur ne fait pas

L'observateur compense la perte de vue directe du pilote. Il ne supprime ni la limite de vue, ni la responsabilité du pilote.
  • Il n’étend pas la portée. Il aide le pilote à tenir le drone en vue ; le BVLOS reste interdit en catégorie Open.
  • Il ne pilote pas : en Open, le contrôle d’un drone ne se transfère pas à un autre pilote.
  • Il n’utilise pas d’aide optique pour suivre le drone.
  • Il ne décharge pas le pilote de sa responsabilité.

Pourquoi cette règle existe

En lunettes, le champ de vision se limite à l’objectif de la caméra : obstacles latéraux, aéronefs habités, personnes qui entrent dans la zone sont hors champ. Or l’aviation habitée a toujours la priorité, et un pilote en lunettes ne la voit pas arriver. L’observateur rétablit la surveillance de l’espace aérien que la vue directe assure normalement.

Et dans un club d’aéromodélisme ?

L’arrêté royal du 8 novembre 2020 organise les vols sur terrain agréé. Pour le vol en immersion, il autorise une dérogation au contact visuel direct si une seconde personne garde l’aéromodèle dans son champ de vision direct et peut, à tout instant, informer le pilote d’un danger pour provoquer une réaction immédiate (art. 17/4 §2). Le texte ne dit pas « à côté du pilote » mais exige le champ de vision direct et la capacité d’alerte immédiate. Le règlement de vol de chaque club s’ajoute. Voir les clubs d’aéromodélisme.

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jumelles ou caméras : observation à l'œil nu

120 m

hauteur max. au-dessus du sol en Open

400 m

distance max. pilote–aéromodèle en club (art. 17/4 §1)

Questions fréquentes

Qui peut être observateur ?
Où doit se placer l'observateur ?
L'observateur peut-il utiliser des jumelles ou un écran ?
L'observateur permet-il de voler plus loin ?
Qui est responsable en cas d'accident, le pilote ou l'observateur ?