Le vol FPV prive le pilote de sa vue directe sur le drone : ses yeux sont dans les lunettes. La réglementation compense ce risque par une seconde paire d’yeux, l’observateur.
Ce que dit la règle
- Le FPV est autorisé en catégorie Open, si un observateur UA se tient à côté du pilote (cours A1/A3 DGTA, module 8.1).
- L’observateur maintient le drone en vue directe sans aide, c’est-à-dire sans jumelles.
- Il avertit le pilote, pour lui permettre de maintenir la séparation avec les obstacles et les autres aéronefs.
- Le pilote reste responsable de tout le vol.
L’EASA donne la même règle et précise la position : les observateurs doivent être « situés à côté » du pilote pour pouvoir communiquer immédiatement quand ils voient un obstacle et donner des instructions, comme celle d’atterrir tout de suite.
Le rôle, concrètement
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Avant le vol : briefer
Convenez des mots d’alerte (« obstacle », « avion », « atterris »), de la zone de vol, des points d’atterrissage d’urgence et de la conduite à tenir si une personne entre dans la zone. Le pilote fait lui-même l’évaluation de la zone : obstacles, personnes, géozones sur Droneguide.
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Pendant le vol : regarder le drone, pas l'écran
L’observateur suit le drone à l’œil nu et surveille l’espace aérien autour. Il signale les obstacles, les personnes qui approchent, les aéronefs habités (avions légers, paramoteurs, montgolfières) et les autres drones. Face à un aéronef habité, le drone quitte l’espace aérien sans délai : la priorité est totale et immédiate.
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En cas de problème : parler vite
Une consigne courte, claire, répétée si besoin. Le pilote décide et agit ; il peut descendre, atterrir ou déclencher le retour automatique.
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Après le vol : débriefer
Ce qui a été vu, ce qui a manqué. C’est aussi l’occasion de noter les incidents dans un journal de bord (non obligatoire en Open mais recommandé).
Ce que l’observateur ne fait pas
- Il n’étend pas la portée. Il aide le pilote à tenir le drone en vue ; le BVLOS reste interdit en catégorie Open.
- Il ne pilote pas : en Open, le contrôle d’un drone ne se transfère pas à un autre pilote.
- Il n’utilise pas d’aide optique pour suivre le drone.
- Il ne décharge pas le pilote de sa responsabilité.
Pourquoi cette règle existe
En lunettes, le champ de vision se limite à l’objectif de la caméra : obstacles latéraux, aéronefs habités, personnes qui entrent dans la zone sont hors champ. Or l’aviation habitée a toujours la priorité, et un pilote en lunettes ne la voit pas arriver. L’observateur rétablit la surveillance de l’espace aérien que la vue directe assure normalement.
Et dans un club d’aéromodélisme ?
L’arrêté royal du 8 novembre 2020 organise les vols sur terrain agréé. Pour le vol en immersion, il autorise une dérogation au contact visuel direct si une seconde personne garde l’aéromodèle dans son champ de vision direct et peut, à tout instant, informer le pilote d’un danger pour provoquer une réaction immédiate (art. 17/4 §2). Le texte ne dit pas « à côté du pilote » mais exige le champ de vision direct et la capacité d’alerte immédiate. Le règlement de vol de chaque club s’ajoute. Voir les clubs d’aéromodélisme.
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jumelles ou caméras : observation à l'œil nu
120 m
hauteur max. au-dessus du sol en Open
400 m
distance max. pilote–aéromodèle en club (art. 17/4 §1)