Quatre jours après la publication de l’avis EASA 06/2026, Dronewatch Europe a détaillé deux points qui intéressent directement les pilotes FPV et les constructeurs amateurs : le blocage au décollage est retenu, et l’extension du géo-awareness aux drones autoconstruits est abandonnée. L’avis n’est pas une règle : la Commission doit encore l’adopter.
Les faits
Selon l’article de Dronewatch du 22 septembre 2026, l’avis contient notamment :
- Prévention du décollage. Les nouveaux drones devraient être conçus pour ne pas décoller tant qu’un numéro d’exploitant valide n’a pas été saisi pour le Remote ID. L’EASA justifie la mesure ainsi : l’application des règles n’est efficace que si un drone peut être relié à un exploitant enregistré.
- Géo-awareness abandonné pour le DIY. L’EASA renonce à son idée antérieure d’imposer à tous les drones autoconstruits de plus de 250 g un module d’avertissement automatique sur les zones géographiques. Cette extension avait été critiquée par des autorités aéronautiques et des organisations d’aéromodélisme.
- Seuil unique de 100 g pour l’enregistrement.
- Remote ID en catégorie Specific pour les opérations sous 120 m.
- Vérification d’identité lors de l’enregistrement.
- Tolérances de masse de 2 à 3 % admises.
- Drones existants exemptés de l’obligation de mise à niveau pour le blocage du décollage.
La page officielle de l’EASA confirme l’existence de l’avis (18 septembre 2026), la vérification d’identité, le seuil de 100 g et les allègements pour les clubs d’aéromodélisme. Les autres points ci-dessus sont rapportés par Dronewatch ; nous n’avons pas relu le texte complet de l’avis.
Ce que ça change pour vous
Pour un pilote FPV belge, rien ne change à ce jour. Si l’avis est repris :
- Votre drone actuel ne serait pas forcé de recevoir un blocage au décollage, mais les modèles neufs oui.
- Si vous construisez vos propres quads, l’obligation d’embarquer un module de géo-awareness n’est plus à l’ordre du jour. Cela ne vous dispense pas de consulter Droneguide avant chaque vol.
- Si vous volez en catégorie Specific (autorisation DGTA), le Remote ID deviendrait une exigence pour les vols sous 120 m.
Dans tous les cas, le vol FPV reste soumis aux règles actuelles, dont la présence d’un observateur ou d’un dispositif de vue directe selon la catégorie.
Ce qui n’est pas encore décidé
- L’adoption par la Commission et la date d’application, non précisée.
- Les détails techniques du blocage au décollage et des tolérances de masse.
- Les allègements concrets pour les clubs : l’avis les autorise, mais ne les détaille pas dans les sources que nous avons lues.
Voir aussi : FPV en Belgique, drone professionnel, géozones.