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ProBelgiqueRéglementation

Drones agricoles en Belgique : la pulvérisation reste interdite hors dérogation

En octobre 2026, l'ILVO rappelle que le traitement phytosanitaire par drone reste difficile à rendre légal en Belgique. Le semis et la fertilisation sont l'axe de travail.

Ce que ça change

  • La pulvérisation de produits phytosanitaires par drone n'est pas autorisée de façon générale en Belgique.
  • Des essais encadrés existent (ILVO, catégorie Specific, bac à sable réglementaire).
  • Le suivi de cultures (imagerie) reste l'usage courant et accessible.

En Belgique, l’usage de drones pour pulvériser des produits phytosanitaires reste très encadré. Un article de Landbouwleven du 9 octobre 2026 confirme que rendre légal le traitement phytosanitaire par drone est toujours « difficile », et que la recherche se concentre sur le semis et la fertilisation.

Les faits

Dans l’article du 9 octobre 2026, Aaron Van Gehuchten (ILVO, agriculture de précision) explique que la législation européenne a longtemps interdit les applications au champ depuis des aéronefs, avec un assouplissement progressif pour les opérations sans équipage. L’ILVO travaille avec la division drones du SPF Mobilité, mais choisit de se concentrer sur le semis et la fertilisation, moins contraints : pulvériser avec un drone est « très complexe ».

Le 11 mai 2026, Landbouwleven rapportait les obstacles cités par le ministre flamand Jo Brouns : règles strictes sur l’enregistrement, la hauteur de vol et les caméras, espace aérien congestionné par les aéroports et zones de contrôle, coût des drones professionnels, besoin de formation et rareté des prestataires. La pulvérisation de pesticides par drone n’est pas autorisée pour un usage agricole général, sauf exceptions pour la recherche. L’ILVO a obtenu l’autorisation de vols expérimentaux en catégorie Specific et met en place une géozone civile d’expérimentation. Les usages courants sont le suivi des cultures : stress hydrique, maladies, pression des adventices.

Le VILT avait annoncé en mai 2025 la création d’un « bac à sable » (sandbox) pour tester drones de pulvérisation et de semis, en coopération avec le département de l’Agriculture et la DGTA, dans le cadre du projet européen AgrifoodTEF. Des entreprises peuvent candidater via AgrifoodTEF Vlaanderen.

Ce que ça change pour vous

  • Agriculteur ou prestataire : ne pulvérisez pas de produits phytosanitaires par drone sans autorisation. Pour d’autres épandages (semences, engrais), une autorisation en catégorie Specific (SORA) auprès de la DGTA est nécessaire. Les lignes directrices Specific publiées au 1er septembre 2026 peuvent servir de référence (voir notre article).
  • Pilote de loisir ou télépilote Open : si vous proposez de l’imagerie agricole (cartographie, suivi de cultures), vous restez dans les règles Open ou Specific habituelles, sans autorisation spéciale.

Ce qui n’est pas encore décidé

  • Une modification de la législation phytosanitaire belge pour autoriser la pulvérisation par drone : aucune annonce trouvée.
  • La durée et l’éventuelle extension du bac à sable de l’ILVO.
  • Le nombre d’opérateurs autorisés en Specific pour l’épandage : nous n’avons pas vérifié ce chiffre dans des sources officielles.

Voir aussi : drone professionnel en Belgique.

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